VAE. 20 préconisations pour donner un second souffle

Créée en 2002, la Validation des acquis de l'expérience (VAE) stagne en France depuis 2009. Un rapport de l'Igas et de l'Igaenr préconise une vingtaine de mesures pour donner un second souffle à un dispositif qui souffre notamment de complexité et d'absence de cadre gouvernemental. Les auteurs proposent donc de recréer un comité interministériel, supprimé en 2009, présidé par le Premier ministre avec des représentants dans les régions. Il aurait pour charge de fixer des objectifs et de produire des statistiques.

Autres préconisations : la simplification du parcours, jugé trop long (16 mois et 9 étapes en moyenne), la mise en place d'un guichet unique d'intercertificateurs qui prendrait en charge, gratuitement, le salarié ou le demandeur d'emploi, du début à la fin du parcours et la promotion de VAE collectives au niveau des entreprises, branches, territoires et pour les bénéficiaires de contrats aidés.

Selon le rapport, l'une des raisons du faible recours à la VAE tient également "à sa conception même" car elle n'enrichit pas les compétences. "Elle ne correspond pas au projet des personnes qui ont besoin pour progresser professionnellement d'une certification d'un niveau supérieur et les condamne à une validation partielle, assimilée à tort à un échec". Il invite à valoriser la VAE comme le début d'un parcours de formation professionnelle, enrichit de modules complémentaires.

En 10 ans, un peu plus de 250 000 personnes ont obtenu un diplôme ou un titre grâce à la VAE quand l'objectif initial en visait 60 000 par an. Entre 2010 et 2014, une baisse de 4 000 candidats a été enregistrée.

Source

Les Echos, 28/04/17