MétierScope du sport : une plateforme pour construire son projet professionnel

Le ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques a annoncé, en mars 2024, le lancement du MétierScope du sport. Une plateforme visant à mettre en lumière les métiers de la filière, avec, pour ambition, de soutenir la création de 100 000 emplois.

Dans un communiqué datant du 12 mars 2024, le ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques a annoncé le lancement du MétierScope du sport. Le ministère a collaboré avec France Travail pour l’élaboration de la rubrique concernant le sport afin de promouvoir la filière. L’objectif du ministère est de soutenir la création de 100 000 nouveaux emplois dans le sport d’ici à 2027.

Qu’est-ce que MétierScope ?

MétierScope est un catalogue en ligne développé par France Travail. Sa mission est d’aider les personnes à s’orienter, à construire un projet professionnel. Pour ce faire, la plateforme recense pour le moment 576 fiches métiers sur 35 secteurs d’activité. Pour chaque fiche, l’internaute trouve une présentation du métier (missions principales, conditions de travail, compétences recherchées…) et la liste des formations permettant de l’exercer (ainsi que les démarches financières associées). La situation du marché du travail est aussi indiquée (candidats/offres) à l’échelle nationale, mais aussi, à l’échelle départementale.

Sur la rubrique « sport » de MétierScope, huit métiers sont mis en valeur : agent d’exploitation des remontées mécaniques, animateur de loisirs sportifs, éducateur sportif enseignant d’équitation, entraîneur de sport professionnel et de haut niveau, moniteur de sport, sportif professionnel et vendeur d’articles de sport et loisirs.

L’économie du sport en France

En mars 2024, le gouvernement a dévoilé sa nouvelle feuille de route (2024-2026) pour redynamiser l’économie du sport. À l’approche des JO 2024, il souhaite développer la filière et capitaliser sur l’héritage des Jeux. La feuille de route est composée de cinq axes, dont un sur la formation. Afin de répondre aux besoins des entreprises, l’élaboration d’un catalogue de formations sera mise en œuvre. Aussi, des campagnes de promotion des métiers liés au sport seront réalisées, à destination de la jeunesse.

Chiffres clés

450 000

emplois

128 000

entreprises dans divers secteurs

71 milliards

d’euros de chiffre d’affaires

Source : Observatoire sur l’économie du sport de la BPCE (janvier 2023)

En Bretagne : offre de formation diversifiée, et précarité du travail

Dans la région, selon les chiffres de Focus Emploi-Formation Bretagne, on compte 72 établissements dispensant des formations dans le domaine sport/animation. Ils mènent à 89 diplômes, certifications, titres.  Sur l’année scolaire 2023/2024, 336 sessions de formations ont été comptabilisées. Une grande partie des diplômes, certifications, titres sont proposés en formation continue (68 %).

Si l’offre de formation est diversifiée en Bretagne, les emplois du sport et de l’animation sont majoritairement précaires. Un constat exposé par l’Insee, dans son étude « Métiers du sport et de l’animation en Bretagne : des emplois qui s’adaptent à une activité irrégulière » (2017). Selon l’enquête de l’Insee Bretagne, « deux tiers des postes du sport et de l’animation correspondent à des temps partiels et 70 % à des contrats à durée déterminée (CDD), parmi lesquels on dénombre environ un millier d’emplois aidés. ». Certains métiers sont liés à des activités saisonnières. Près de la moitié des moniteurs, éducateurs sportifs ou animateurs travaillent pour plus d’un employeur sur une année. Un besoin de flexibilité, source d’insécurité de l’emploi.

Du travail, mais pas toujours dans le domaine du sport

Pour autant, la filière reste très attractive. Dans l’enseignement supérieur, les cursus en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) sont très demandés. En 2023, sur Parcoursup, 1 273 vœux ont été formulés pour intégrer la licence Staps de Brest, à l’université Bretagne Sud. Le taux d’insertion des masters Staps de l’UBO s’approche de 100 % à 18 ou 30 mois après l’obtention du diplôme. Dans un article du Télégramme, le doyen de l’université explique cette réussite par la multiplicité des débouchés sur le marché de l’emploi. Les étudiants peuvent, en effet, mettre à profit leurs compétences dans le domaine du sport, mais aussi de la santé, des loisirs, du commerce, ou de la défense par exemple.

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