Pauvreté. Un plan gouvernemental de 8 milliards d'euros dont 4 milliards de nouvelles mesures

Le Gouvernement Macron vient de dévoiler son plan de lutte contre la pauvreté. Doté de 8 milliards d'euros et destiné à aider les 8,8 millions de personnes pauvres (chiffres de 2016), il entend lutter contre les inégalités dès le plus jeune âge et se veut animé "par un souci de simplification d'accès aux droits".

Détails des mesures phares :

- Création d'un Revenu universel d'activité pour 2020 qui fusionnera plusieurs aides et prestations sociales notamment le RSA et les aides au logement... avec pour objectifs de simplifier le système et en faire bénéficier ceux qui n'osent pas ou ne savent pas. Il sera accordé sous conditions de ressources. Les allocataires signeront "un contrat d'engagement et de responsabilité réciproque", suivront un parcours de réinsertion et ne pourront refuser "plus de deux offres d'emploi raisonnables".

- La prime d'activité sera revalorisée. Reconduite jusqu'en 2022, cette prime destinée aux travailleurs les plus modestes sera augmentée de 20 euros dès novembre et de 80 euros d'ici la fin du quinquennat. Elle concerne 3,2 millions de ménages.

- Création d'un service public de l'insertion (Etat, départements, métropoles..), un lieu unique, qui accompagnera les personnes les plus éloignées de l'emploi, où chaque personne inscrite au RSA sera reçue.

- Garantir une formation à tous les jeunes : les 16 à 18 ans sortis du système scolaire, 20 000 par an selon les estimations du gouvernement, "se verront systématiquement proposer" une formation ou un apprentissage. La Garantie jeunes sera élargie à "500 000 jeunes avant la fin du quinquennat" contre 100 000 actuellement.

- Subventionnement de 100 000 nouveaux contrats d'insertion par l'activité économique.

- d'autres mesures sont prévues : accompagnement social renforcé (chantiers d'insertion, Territoires zéro chômeurs, Tapaj...), extension de la CMU-C, des petits-déjeuners dans les écoles primaires et des déjeuners à 1 euro pour les  enfants des plus démunis, des incitations auprès des crèches pour l'accueil d'enfants issus de milieux défavorisés...

Source

Le Télégramme, Libération, Ouest-France, 14/09/18 ; Les Echos, 14-15/09/18