Start-up. Moindre accès des femmes aux levées de fonds

Selon le baromètre StartHer de KPMG, seulement 12,5 % des start-up ayant levé des fonds l’an dernier étaient dirigées par des femmes. Ce chiffre, en recul par rapport à 2017 (14,5 %à montre, selon Nicolas Beaudouin, associé chez KPMG, « que l’on se heurte à un plafond de verre ». Il est cependant difficile de savoir s’il est dû à une faible proportion de femmes souhaitant lever des fonds où à un désintérêt des investisseurs pour les équipes mixtes. 

Pour Maya Noël, responsable talent chez StartHer, il est également nécessaire « de se concentrer sur le fait qu’il n’y a pas encore assez de femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat. Et c’est un sujet sur lequel il faut intervenir tôt ». En effet, une étude de Women in AI montre que c’est à 14 ans que la plupart des filles abandonnent l’idée de travailler dans la Tech.

Ces jeunes filles et femmes pourraient être encouragées à poursuivre par des « role models », estime-t-elle, des « femmes qui ont réussi » et « qu’il faudrait mettre plus en avant ».

Petite consolation, l’étude montre que si moins de femmes lèvent des fonds, celles qui y parviennent progressent de plus en plus dans les tours de table. Toutefois, l’an dernier, 92,6 % des financements français ont été obtenu par des start-up dirigées par des hommes.

L’étude met également en avant 3 financeurs qui soutiennent, proportionnellement, plus de femmes que leurs concurrents : BPIfrance, Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel) et AngelSquare).

A noter, lancé il y a 1 an aux Etats-Unis, le mouvement #MovingForward, regroupant des femmes travaillant dans la Tech, arrive en Europe. Il doit aider les investisseurs à lutter contre le harcèlement et à être plus inclusifs.