Grande école du numérique. Enthousiasme des PME du secteur numérique

La Grande école du numérique prend forme avec ses 171 formations labellisées en février et ses 72 établissements formateurs nommés « les fabriques ». Délivrant des formations atypiques (courtes, accessibles sans qualification, non diplômantes…) à des publics en difficulté, elle doit former, d’ici à 2017, 10 000 personnes éloignées de l’emploi aux métiers du numérique (développeur, webmaster…).

Ce réseau d’écoles sera animé par un groupement d’intérêt public Grande école du numérique, actuellement en cours de constitution.

Les 72 fabriques vont recevoir une enveloppe de 5 millions d’euros. Labellisées, ces fabriques bénéficient d’une notoriété indéniable, ce qui est un atout pour certaines « très éloignées de l’univers de la formation continue, où se trouvent des ressources financières importantes », précise le cabinet de Patrick Kanner, ministre de la Ville.

Le dispositif permet aussi, outre l’insertion professionnelle de publics éloignés de l’emploi (décrocheurs…) de répondre concrètement aux besoins de main-d’oeuvre des entreprises du numérique et notamment des PME. Selon Patrick Coquet, délégué général du pôle de compétitivité Cap Digital, 75 % de la centaine de ses membres, sont enthousiastes par rapport à la démarche qui est en adéquation avec leurs besoins de compétences. Les métiers les plus recherchés : web marketing, web designer, community manager et développeur. Les entreprises sondées sont prêtes à s’investir dans le dispositif et à recruter les jeunes formés par la Grande école du numérique, privilégiant la compétence au diplôme. Toutefois « le bac reste un prérequis » indispensable pour elles.

La Grande école du numérique doit aussi être accessible à tous et doit donc couvrir, de façon homogène, le territoire français. Or, pour l’instant, 42 écoles sont en Ile-de-France et si Pays-de-la-Loire et Nord-Pas-de-Calais sont bien loties, ce n’est pas le cas de Paca et Aquitaine. Pour le ministère de la Ville, « le rôle des collectivités locales est déterminant » dans le déploiement de l’offre de formation : Pen Breizh, le pacte breton pour l’emploi numérique est d’ailleurs cité en exemple dans un rapport.