Politique emploi. Mécontentement suite au gel des emplois aidés

Matthieu Theurier, vice-président de Rennes métropole, Marc Coaténa, vice-président de Brest métropole océane chargé des ressources humaines, l'Association des petites villes de France, le syndicat Sud du centre hospitalier quimpérois et d'autres font état de leur inquiétudes quant au gel, annoncé par le Gouvernement, des contrats aidés.

L'Association des petites villes de France, dans un courrier adressé à Murielle Pénicaud, ministre du Travail, rappelle que les emplois aidés "permettent à des personnes de se rapprocher de l'emploi" et de "conforter l'offre de services publics de proximité des collectivités".

Deux associations représentatives de DRH hospitaliers et territoriaux "déplorent une annonce brutale, non préparée et ce, alors que les besoins au niveau local sont avérés". Elles précisent que "les employeurs hospitaliers et territoriaux ne sont en effet pas en mesure de transformer budgétairement, dans des délais aussi courts, ces contrats aidés en contrat à durée déterminée".

Brest métropole océane emploie près de 70 personnes en contrat unique d'insertion et quelques emplois d'avenir. Marc Coatanéa rappelle qu'à Brest, 60 % des personnes recrutées en contrat aidé trouvent une sortie positive, un CDI ou une formation qualifiante, réfutant ainsi l'argument d'inefficacité invoqué par le Gouvernement. De son côté, le CHRU brestois emploie cette année 63 personnes en contrat aidé.

Le centre hospitalier de Quimper emploie actuellement 45 personnes en contrat aidé. L'an dernier, elles étaient 90, travaillant 20 heures par semaine dans différents services : soins, maisons de retraite, secrétariat, archives...

A Vannes, 18 personnes, en contrat aidé à la Ville, voient leur poste menacé.

Source

Ouest-France, Ouest-France, éd. Quimper, Le Télégramme, 23-24-25-26/08/17