Innovation. Les 43 technopoles françaises regroupent 14 000 entreprises et 180 000 salariés

Créées il y a 40 ans sur le modèle américain de la Silicon Valley avec l'idée de réunir des activités technologiques innovantes dans un domaine précis, les technopoles sont actuellement 43 en France, regroupent 14 000 entreprises, dont 5 000 start-up, et 180 000 salariés. Elles font travailler ensemble des centres universitaires ou de recherche, des incubateurs, des start-up, des industriels... A l'occasion du congrès international des technopoles qui s'est tenu du 24 au 27 septembre à Nantes, les Echos dressent un portrait des technopoles et un bilan de ce label délivré par le réseau Retis.

Pour décrocher le label de technopole, le site doit être doté d'une structure qui anime et met en réseau les membres, favorise la création d'entreprises innovantes et assure la promotion du territoire, à la différence des pôles de compétitivité ou des clusters. Une fois décroché, le label est valable 6 ans mais "le mot technopole [n'étant] pas protégé, plusieurs zones se sont créées sans avoir de vraie animation ou ont perdu leur label mais en gardent encore le nom", indique Olivier Farrend, président de Retis.

Les technopoles ont pour rôle "d'aider l'entrepreneur à y voir clair dans le maquis des outils d'innovation et à tirer le meilleur de tous ces dispositifs", précise Jean-François Balducchi, délégué général d'Atlanpole Nantes. Leur intérêt réside aussi dans leur nature juridique : souvent créées sous statut associatif, elles bénéficient de financements publics (agglomération, Région et Europe) sans être des outils de l'Etat. "Leur existence n'est donc pas remise en cause ou ralentie au gré des décisions gouvernementales". Mais l'absence de financements étatiques les prive souvent "de visibilité", reconnaît Olivier Farreng.

Le bilan de ces 40 années d'existence est contrasté : si Rennes Atalante, Savoie Technolac ou Grenoble Innovallée font figure de success-stories, d'autres technopoles peinent à attirer des entreprises. Plusieurs créations de technopoles sont en projet à La Rochelle, Poitiers, Angoulême, Nice ou Le Creusot.

Source

Les Echos, 24/09/19