Industrie automobile. Le recul des moteurs diesel oblige la filière à s'organiser

Le diesel a moins la cote. Alors qu'en 2012 il représentait 73 % du marché, sa part est tombée à 50 % l'an dernier. Pour la première fois en France, il s’est vendu plus de véhicules essences que diesel en 2017. François Roudier, directeur du Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA) admet que "le déclin a été plus rapide que prévu". L'Europe connaît la même évolution : le diesel représente désormais 44,8 % des parts de marché.

Comment accompagner les mutations de la filière qui compte, "12 000 emplois directs" indique Bruno Le Maire, ministre de l'Economie ? Ses services réalisent actuellement un recensement précis de toutes les entreprises et sous-traitants qui vont être impactés par cette évolution afin d'évaluer le nombre d'emplois concernés. Selon la Fédération des équipementiers automobiles (Fiev), 10 % des effectifs hexagonaux de ses adhérents réalisent des équipements pour les moteurs gazole soit 7 000 personnes. Outre le recensement, les groupes automobiles et le Gouvernement réfléchissent à la façon de reconvertir, totalement ou partiellement, les sites menacés.

Source

Les Echos, 25/01/18