Formation continue. Les salariés les moins qualifiés souhaitent se former mais formalisent moins leur demande

Réalisée à partir du dispositif d'enquête Défis, une étude du Céreq tord le cou au fait que l'appétence pour la formation croîtrait avec le niveau de diplôme initial. Elle démontre en effet que les salariés les moins qualifiés souhaitent majoritairement être formés. C'est le cas de 72 % des employés de commerce, soit autant que les cadres et les professions intellectuelles. C'est aussi le cas pour 60 % des ouvriers, qualifiés ou non.

Cet intérêt s'explique par la perception de la formation comme un levier pour progresser au sein de l'entreprise mais aussi "un moyen d'améliorer leur situation professionnelle en accédant à un nouveau métier ou à un autre emploi".

Malgré cette appétence, les salariés les moins qualifiés formalisent moins leurs demandes (19 % des ouvriers non qualifiés contre 50 % des cadres). Existence d'entretiens spécifiquement dédiés à la formation, latitude laissée au salarié quant au choix de ses formations, qualité de l'information sur les formations... sont autant de conditions favorables à l'expression des souhaits des moins qualifiés.

A noter, 23 % des ouvriers non qualifiés ont activé leur DIF contre 14 % des cadres. La démarche des premiers est plus souvent liée à un souhait de changer de métier.

En 2014, une étude du Céreq indiquait que les non-diplômés bénéficiaient en moyenne de 9 heures de formation annuelles contre 26 heures pour les bac +3 et plus.

Source

Les Echos, 10/08/17