Entreprise. Vers une reprise de l'activité ?

Selon René Talarmin, secrétaire général de l'UIMM 29, sur les 180 entreprises finistériennes adhérentes (qui représentent 13 000 salariés), "plus de la moitié" ont déjà mis leur activité entre parenthèse ou s'apprêtent à le faire, le temps de trouver une nouvelle organisation de travail permettant une continuité de production "dans les conditions sanitaires requises".

Il craint un effondrement de la production industrielle nationale à 30 ou 40 %, "ce qui entraînerait des répercussions en chaîne". Cette chute sera s'autant plus difficile à rattraper qu' "il y a encore 3 semaines, les carnets de commande étaient blindés, notre seule préoccupation était de trouver des bras.". Il met en parallèle la situation italienne où, même dans le nord du pays, l'un des principaux épicentre du virus, "80 % de la production industrielle se poursuit".

Le Préfet du Morbihan a la même position : il invite les entreprises "des secteurs qui n'étaient ni visées par les interdictions, ni par les dispositifs de soutien des pouvoirs publics" à reprendre leur activité, "même partiellement" afin d'éviter "la pire récession du siècle".

Le Gouvernement français multiplie les appels à la poursuite de l'activité professionnelle, dans la mesure du possible et dans le respects des règles sanitaires en vigueur. L'Association française des entreprises privées (Afep), représentante d'une centaine de grands groupes tricolores, demande à ses adhérents la même chose.

Source

Le Télégramme, Les Echos, 20-24/03/20