Emplois aidés. Les réactions bretonnes

Les collectivités locales et les associations continuent d'alerter sur les difficultés engendrées par ce coup de frein sur les contrats aidés. En Bretagne :

- Nathalie Appéré, maire de Rennes, vient d'envoyer un courrier à Muriel Pénicaud dans lequel elle rappelle que les 60 agents employés en contrat aidés par la ville ou le CCAS de Rennes "[...] sont indispensables au bon fonctionnement de nos écoles, de nos Ehpad ou encore de nos bibliothèques". Elle s'inquiète également pour le milieu associatif : "près de 500 personnes sont employées en contrats aidés par les seules associations auxquelles la ville ou la métropole apportent leur soutien financier. Beaucoup sont amenées à renoncer à leur projets, voire, dans certains cas, à envisager la cessation de leurs activités".

- La Coorace Bretagne, l'une des 17 antennes régionales d'un réseau national, oeuvre depuis plus de 20 ans à la réinsertion des personnes par le travail. Ses responsables rappellent que "les contrats aidés [...] sont bien souvent la dernière marche pour retrouver le chemin de l'emploi classique. Les mesures annoncées en faveur de la formation professionnelle ne suffiront pas seules, à faciliter l'accès à l'emploi pour des personnes en difficultés professionnelles mais aussi sociales. La fragilisation du secteur non marchand fermera encore davantage les portes vers l'emploi pour ces personnes qui trouvaient là la voie de l'insertion".

- Le réseau Diwan se mobilise pour défendre ses "84 emplois menacés à la rentrée".

Source

Ouest-France, 31/08/17