EdTech. Poitiers, un territoire dynamique et innovant

Avec l'installation du Centre national d'enseignement à distance (Cned) en 2002 puis du réseau Canopé (ex-Centre national de documentation pédagogique - CNDP) et de l'Institut des hautes études de la formation et de l'éducation (IH2EF), Poitiers est, "une capitale de l'Education nationale", selon Jean Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale.

Outre ces acteurs, une filière se structure actuellement, avec des "start-up [qui] collaborent à des projets, pas seulement comme prestataires", indique Fabien Audat, chargé de mission Edtech au sein du Réseau des professionnels du numérique (RPN). Ce dernier revendique une cinquantaine d'entreprises et de start-up partenaires en Nouvelle-Aquitaine, dont des producteurs de contenus ludiques et pédagogiques et des développeurs de dispositifs d'interaction. Le SPN vient de décrocher le label French Tech, ce qui lui donne "un vrai coup de projecteur auprès des investisseurs et des industriels", estime Alain Claeys, maire de Poitiers et président de Grand Poitiers.

"Cet écosystème attire des start-up des domaines de la réalité virtuelle et augmentée, du learning analytics et de la gamification, où elles peuvent tester, valider et financer leur idée autour de l'edutainment". Comme Pixis qui, grâce à la visualisation de données et à l'intelligence artificielle propose un service d'orientation en lien avec les métiers du futur. Elle sera d'ailleurs la seule start-up française sélectionnée pour participer, l'an prochain, à l'exposition universelle de Dubaï.

La dynamique locale donne naissance à des hackathons, des "start-up week-end" ou des incubateurs comme celui de l'Atelier Canopé. Des expérimentations sont aussi menées, comme celle du Cned qui a mis au point un dispositif innovant de mise à niveau en maths des professeurs des écoles. Testé depuis 2 ans à Poitiers, puis à La Rochelle et à Niort, il devrait être "généralisé à toute la France à partir de l'an prochain", indique Michel Reverchon-Billot, directeur du Cned.

Source

Les Echos, 17/07/19