Aides-soignants. Des professionnels en quête de reconnaissance

Cette année, selon les chiffres du Conseil régional de Bretagne, 48 postes d'aides-soignants n'ont pas été pourvus. L'enjeu est de taille alors que la population bretonne vieillit. Pour y remédier, une table ronde réunissant de futurs aides-soignants, formateurs, directeurs d'établissements de santé, élus locaux et autres professionnels s'est tenue à l'Institut de formation santé de l'Ouest (Ifso) de Rennes. Elle traitait du manque d'attractivité du métier lié en partie aux difficiles conditions de travail et au manque de reconnaissance.

La courte durée de la formation a également été soulevée. Il faut 10 mois pour devenir aide-soignant, un délai jugé "trop court, surtout pour des personnes en reconversion", disent de concert les professionnels présents. Tout comme la faiblesse du salaire : 1 200€ net, hors primes, en début de carrière, 1 700€ net après 16 ans de carrière et en travaillant 2 week-ends par mois.

Conséquence, les établissements peinent à pourvoir des postes en CDI puisque "les professionnels sont davantage payés en CDD". Michel Barbé, directeur de l'ehpad de Châteaugiron et membre de la Fédération hospitalière de France l'avoue : "c'est un vrai casse-tête pour stabiliser les effectifs".

Malgré tout, les professionnels présents à la table-ronde trouvent du sens à leur métier et de la reconnaissance auprès des personnes qu'elles accompagnent.

A noter, les personnes intéressées par le métier pourront, dès le 10 décembre, remplir le dossier d'inscription au concours. L'Agence régionale de santé (ARS) Bretagne précise qu'il "s'agit désormais d'un dossier unique pour la région". Les 30 Instituts de formations bretons (Ifas) disposent de 1 230 places à pourvoir.

Source

Ouest-France, Le Télégramme, 27/11/18