Agriculture. Des recrutements portés par les nouvelles technologies, les circuits courts et l'emploi partagé

L'an dernier, l'Anefa, association nationale pour l'emploi et la formation agricole, a collecté 8 500 offres d'emploi représentant au total 22 000 emplois à pourvoir. Sa directrice, Isabelle François, indique que chaque année, près de 12 000 postes restent vacants. Les métiers les plus en tension étant ceux liés à l'élevage porcin et au machinisme.

Sur la même période, l'Apecita, agence spécialisée sur l'emploi agricole et agroalimentaire, a recensé 1 300 postes à pourvoir. Selon Mylène Gabaret, sa directrice, "les conducteurs de ligne, les techniciens de maintenance, les technico-commerciaux sont très recherchés".

Ces vents porteurs autour de l'emploi agricole ont diverses causes. "Le développement des circuits courts et des signes de qualité dynamisent l'emploi agricole et l'ouvre sur de nouvelles compétences : on a besoin de boulangers, de bouchers, de cuisiniers, de commerciaux pour la transformation et la vente de produits fermiers", analyse Marie-Line Tovar, responsable de la Bourse de l'emploi de l'Anefa. Le développement des nouvelles technologies booste les besoins de recrutements dans le machinisme agricole. Enfin, les groupements d'employeurs ont le vent en poupe, libérant le chef d'exploitation des contraintes administratives du recrutement et de la fiche de paie ainsi que du coût d'un salarié à plein temps. On compte 3 827 groupements d'employeurs agricoles qui font travailler 22 000 salariés ETP.

Source

Ouest-France, 06/03/18