Ruptures d'apprentissage

Vignette Ruptures
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Dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens en apprentissage et en complément des enquêtes d’insertion, une nouvelle étude sur les ruptures de contrat de travail en apprentissage a été conduite. Cette étude se distingue des deux précédentes notamment sur le périmètre couvert : la mise en place du nouveau système d’information (ari@ne) ne permet pas l’accès aux contrats rompus en période d’essai. Toutefois, afin de garantir une comparaison avec les travaux menés précédemment, l’étude assure une comparaison à périmètre constant et identique pour les 3 campagnes étudiées jusqu’à ce jour  (hors contrats rompus en période d’essai) : les indicateurs de la campagne 2008-2010 ont donc été calculés sur un périmètre à l’identique pour les campagnes 2003-2005 et 2005-2007.
En Bretagne, 22 400 contrats d’apprentissage sur les campagnes 2008-2009 et 2009-2010 

Sur les campagnes 2008-2009 et 2009-2010, 22 440 contrats d’apprentissage ont été conclus avec des entreprises bretonnes. Ils concernent 14 330 établissements et 21 800 apprentis (un établissement peut employer plusieurs apprentis et un apprenti peut signer plusieurs contrats d’apprentissage sur cette période).
Près des deux tiers des contrats ont été signés avec des établissements de moins de 10 salariés. Quatre secteurs d’activité concentrent 70% des contrats : la construction, le commerce, les industries alimentaires et l’hébergement restauration. En grande majorité issus de la voie scolaire, 46% des apprentis ont moins de 18 ans à l’entrée en contrat, 70% des signataires sont des hommes. Concernant les formations suivies, 6 contrats sur 10 relèvent d’une formation de niveau V.
Près de 80% des contrats d’apprentissage vont à terme (hors ruptures durant la période d’essai)
Sur la période observée, 17 930 contrats arrivent à terme sans avoir enregistré de ruptures, soit 76,5%  des contrats. Ce taux est inférieur à celui observé lors des campagnes 2005-2006 et 2006-2007 (78,4%) mais plus élevé que pour les campagnes 2003-2004 et 2004-2005 (74,3%).
5 500 ruptures sont observées (hors ruptures durant la période d’essai) : 3,2% des contrats signés sont rompus après le passage de l’examen et 20,3% pendant la période dite « intermédiaire » (c'est-à-dire après la période d’essai et avant la période post examen). Les entreprises les plus touchées par les ruptures sont les TPE (Très petites entreprises) ainsi que les entreprises relevant des secteurs d’activité de l’hébergement - restauration, des industries alimentaires (y compris des métiers de bouche) et l’agriculture, sylviculture et pêche. Concernant les apprentis, ce sont les apprentis les plus jeunes et suivant une formation de niveau V les plus vulnérables. Les domaines de formation les plus sujets aux ruptures concernent l’hôtellerie-tourisme-restauration et la production alimentaire. En termes d’évolution, trois domaines de formation présentent un nombre de ruptures intermédiaires en baisse depuis 2003 : l’hôtellerie - tourisme - loisirs, le travail du bois et le tertiaire de bureau - tertiaire spécialisé.

En complément de cette étude, des fiches ont été produites pour les principaux secteurs d’activité économique. Elles reprennent une partie des indicateurs de l’étude.

Elles sont téléchargeables par secteur d'activité ci-dessous :