En 2008, 49 suicides ont été reconnus comme ayant une cause professionnelle selon la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM). Les chiffres du premier semestre 2009 annoncent 21 cas reconnus... qu'ils aient eu lieu dans l'enceinte de l'entreprise ou à l'extérieur. L'employeur est tenu de déclarer à la Sécurité Sociale le suicide d'un de ses salariés, s'il survient sur le lieu de travail. Pour les fonctionnaires, cette déclaration se fera auprès de l'administration. Pour les personnes se donnant la mort en dehors de leur entreprise, ce sera aux ayants-droit d'apporter les preuves d'une quelconque responsabilité du milieu du professionnel. Au final, la Sécurité Sociale reconnaît un suicide sur cinq comme accident de travail. Dans ce cas, des conséquences financières frappent alors l'entreprise : les cotisations qu'elle verse à la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) seront revalorisées et une rente, majorée dans certains cas, sera versée aux proches de la victime. Et c'est sans compter les éventuelles poursuites entamées par la famille du salarié décédé.
Source : Le Monde, 17/09/09