Sanitaire. Les facultés de pharmacie adaptent la formation aux besoins du secteur

La France compte 24 facultés de pharmacie et 75 000 pharmaciens dont près de 55 000 exercent en officine. Avec l'arrivée des nouvelles technologies et une évolution législative, la profession fait face à de grands changements et doit notamment se former à l'accompagnement plus personnalisé des malades et à la relation au patient. Les formations dispensées s'adaptent.

Ainsi, des pharmacies expérimentales ont été mises en place dans les facultés pour mettre les étudiants en situation. A Nancy, les étudiants disposent des 4 salles de simulation leur permettant de se former à l'accueil, à la délivrance de conseils, au maniement du lecteur de carte vitale, du pilulier électronique... Depuis la rentrée de septembre, les étudiants de 5e et 6e années se forment à partir de Mission Off'Sim, un jeu sérieux proposant une quarantaine de scénarios en officines rurales, urbaines, à la montagne ou à la mer. Ce serious game pourrait être prochainement commercialisé auprès d'autres facultés.

La filière industrie pharmaceutique connaît aussi des évolutions. Les laboratoires recrutant davantage, les étudiants sont nombreux à vouloir travailler en recherche-développement ou à souhaiter gérer des sites de production. La formation insiste prioritairement sur la réglementation (fabrication du médicament, mise sur le marché) et la maîtrise des biomédicaments.

Autre nouveauté : la diversification dans les profils des étudiants en pharmacie. La faculté de Reims a ouvert ses portes à des étudiants de licence de biologie ou de physique-chimie, préalablement sélectionnés sur dossier et entretien. L'an dernier, 17 d'entre eux ont intégré la promotion des futurs pharmaciens. Ils seront 24 cette année. Cette ouverture permet d'intégrer des étudiants qui embrassent le métier de pharmacien par vocation et donc qui réussiront mieux que ceux qui arrivent dans ces études par défaut, suite à leur classement au paces. Plus de la moitié des facultés ont fait ce choix.

Source

Le Monde, 31/01/118