Réfugiés. Une cinquantaine se forme dans les CFA bretons aux métiers du bâtiment

Après l'expérimentation concluante de l'an dernier durant laquelle 9 jeunes réfugiés, majeurs, pris en charge par le Département, s'étaient formés aux métiers du bâtiment au CFA de Saint-Grégoire, la Fédération du bâtiment a pérennisé le dispositif. Cette année, une petite quinzaine de réfugiés se forme pendant 3 ans à Saint-Grégoire. Ils sont une cinquantaine à l'échelle de la Bretagne sur les 200 jeunes réfugiés formés dans les CFA de Vannes, Plérin et Saint-Grégoire, soit 10 % des stagiaires bretons.

Leur CAP est étalé sur 3 ans, ce qui leur permet d'apprendre la langue française.

Arnaud Launay, directeur du CFA de Saint-Grégoire souligne que ces jeunes ont "déjà travaillé dans leur pays d’origine" et que, dans la plupart des cas, l'intégration au sein des entreprises fonctionne parfaitement. Une seule rupture a eu lieu cette année, motivée par une question d'ambiance dans l'équipe. Il insiste sur l'importance de l'acculturation et le rôle que les entreprises ont à jouer.

A cette échelle, et pour le secteur du bâtiment, cette expérience bretonne est unique en France. "La Direccte souhaite qu'on fasse école auprès d'autres branches professionnelles", s'enthousiasme-t-il.

Cette main-d’œuvre est ardemment attendue par la filière qui fait face une pénurie de vocations impactant ses activités et sa production, rappelle Hugues Vanel, président de la Fédération française du bâtiment Bretagne.

Source

Le Télégramme, 27/11/18