PIC. Tous les PRIC seront signés fin avril

D'ici à fin avril, toutes les régions, hormis Auvergne-Rhône-Alpes, auront signé avec l'Etat leur déclinaison régionale (PRIC) du Plan d'investissement compétences (PIC). Promesse de campagne, il doit permettre, via les 6,5 milliards d'euros qu'injecte l'Etat et le budget ajouté par chaque Conseil régional engagé, de former, d'ici la fin du quinquennat, 1 million de jeunes sans qualification ou de chômeurs de longue durée.

Ce PIC se distingue des précédents plans (plan 500 000 formations...) par la conclusion de pactes pluriannuels 2019-2022 entre l'Etat et les Régions, permettant aux acteurs de travailler dans la durée, sans remise en cause à chaque vote du projet de loi de finances.

Autres changements qualifiés de "radicaux" par Jean-Marie Marx, Haut-commissaire aux Compétences et à l'inclusion par l'emploi : l'identification des besoins des entreprises au plus près des bassins d'emploi, la mise en place de nouvelles pédagogies, d'achat de formations flexibles, la création d'aides financières à la mobilité ou à l'hébergement... tout en privilégiant la notion de parcours.

Un document de synthèse des pactes régionaux donne un aperçu de l'ampleur du changement. Hauts-de-France souhaite, pour mieux coller au marché du travail, pouvoir commander des formations en permanence. L'Ile-de-France, via son dispositif Ad'hoc, financera des formations sur-mesure en contrepartie de l'embauche, par les entreprises, de 70 % minimum des stagiaires. Le développement des soft skills (compétences comportementales), de passeports compétences numériques individuels ou de modules additionnels sur les évolutions écologiques ou numériques sont intégrés à de nombreux PRIC. Parmi les grandes nouveautés, Normandie a créé une entreprise virtuelle d'entraînement pédagogique et Bourgogne-Franche-Comté envisage de se rapprocher de l'Ile-de-France pour que la réalité augmentée, l'intelligence artificielle ou la robotique se diffusent plus largement dans les organismes de formation.

La Bretagne a signé pour sa part son PRIC le 8 avril. Elle recevra 216,6 millions d'euros de l'Etat pour 2019-2022.

Source

Les Echos, 01/04/19