Industrie nautique. Structuration du secteur pour assurer la pérennité de ses activités

Datée de juillet 2014, une directive européenne impose aux pays membres de préparer une "planification de leur espace maritime" afin d'aboutir à ce que chaque Etat décide "où et quand les activités humaines se déroulent en mer, afin de garantir, autant que possible, leur efficacité et leur durabilité", explique la Fédération des industries nautiques (FIN). Dans ce cadre, les professionnels du secteur s'organisent pour être force de proposition.

S'appuyant sur les travaux menés en Bretagne, ils ont créé, avec le ministère de l'Economie, un groupe de travail pour analyser le poids économique de l'industrie nautique dans les régions françaises. Il donnera naissance, "en 2020, [à] un baromètre économique de l'ensemble de la région littorale française métropolitaine". Il photographiera "les retombées directes et indirectes du nautisme sur le territoire" et permettra "d'imaginer les moyens de développer l'activité, région par région", précise Fabien Métayer, délégué général de la FIN.

Les premiers résultats de l'étude sur les Pays-de-la-Loire seront présentés au Nautic, salon qui vient de débuter à Paris. Suivront ensuite celles d'Occitanie, de Nouvelle-Aquitaine et des Hauts-de-France.

Se basant sur les ratios mis en évidence par la région Bretagne, Fabien Métayer indique qu'on "peut estimer que le nautisme représente 120 000 à 130 000 emplois en France métropolitaine". A elles seules, les entreprises adhérentes à la Fin cumulent 420 000 emplois et 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

La filière maritime n'est pas en reste. Elle a constitué, sous l'égide du Premier ministre, un Comité stratégique de filière. Il réunit la FIN, le Groupement des industries de construction et activités navales (Gican), Evolen pour l'offshore pétrolier et gazier et le Syndicat des énergies renouvelables associé à Evolen et au Gican. L'ensemble de cette filière cumule 116 000 emplois et près de 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Les partenaires s'engagent à travailler ensemble sur 4 projets :

- les nouveaux matériaux, l'autonomie des plateformes et l'intelligence des systèmes embarqués, les nouvelles énergies et les ressources marines ;

- favoriser les liens du maritime avec l'aéronautique, l'automobile et l'énergie en développant des outils numériques ;

- la formation ;

- la solidarité des entreprises à l'export.

Source

Les Echos, 10/12/18