Handicap. Des mesures pour dynamiser l'emploi et la formation

Sophie Cluzel et Muriel Pénicaud, respectivement secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées et ministre du Travail ont dévoilé, le 5 juin, une série de mesures en faveur de l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Déposées sous forme d'amendements au projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", elles doivent aboutir au respect du seuil légal de 6 % de personnes handicapées en poste dans une entreprise.

Pour y parvenir, les modalités de calcul de l'obligation d'emploi seront modifiées. En se basant sur l'effectif de l'entreprise toute entière et non plus de l'établissement, 100 000 personnes en situation de handicap seraient susceptibles d'être embauchées. Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2020, les dirigeants de société devront déclarer leur "effort en faveur de l'emploi" des personnes handicapées. La fonction publique s'engage aussi à favoriser l'embauche directe.

Côté formation, tous les CFA auront à terme un "référent handicap". Ils recevront par ailleurs une aide supplémentaire "pour chaque apprenti en situation de handicap". Enfin, dans le cadre du PIC, les personnes en situation de handicap bénéficieront, via des expérimentations, de formations spécifiques.

Ces décisions sont issues d'un premier cycle de concertation avec les partenaires sociaux et le monde associatif. Un second cycle d'échanges aura prochainement lieu sur les actions d'accompagnement.

Actuellement, seuls 3,4 % des emplois du privé et 5,2 % des emplois du public sont occupés par des personnes en situation de handicap. Leur taux de chômage est de 19 %, le double de celui de l'ensemble de la population. Leur niveau de qualification est aussi très inférieur à la moyenne nationale. Un demi-million d'entre eux sont inscrits à Pôle emploi.

Source

Les Echos, Le Monde, 06/06/18