Economie maritime. 27 000 emplois directs dans le pays de Brest

Une étude de l'Adeupa et de la CCI quantifie à 27 000 les emplois directs du pays de Brest liés à la mer, soit 16 % de l'emploi local total et 40 % de l'emploi maritime breton. Le premier employeur brestois reste le ministère des Armées (15 620 emplois directs, 54 % des emplois maritimes brestois), qui fait également indirectement travailler plus de 3 800 personnes et génère 18 000 emplois induits par la consommation des militaires et des retraités de la Défense.

Le secteur de la navale arrive en seconde position, avec 23 % de l'emploi maritime (6 180 ETP). Naval Group et Thales concentrent à eux seuls près des 2/3 de ces emplois. Le secteur, porté par une quarantaine d'entreprises, paraît fragilisé par la concurrence internationale des pays asiatiques et par "la baisse des dépenses publiques". Néanmoins, des spécialités comme la fabrication d'équipements d'aide à la navigation (1 168 emplois) ou l'ingénierie (285) témoignent d'une expertise locale.

Le secteur de la "pêche, aquaculture et algues" génère 2 200 emplois dans 390 établissements. Si la criée brestoise pèse peu à l'échelle nationale, le territoire se distingue par sa filière algues.

La recherche est une autre composante de l'économie maritime brestoise. Outre Ifremer et ses 700 salariés, le territoire compte 24 unités de recherche à dominante "mer et littoral", dont 11 rattachées au CNRS, soit au total 1 700 personnes. Cette richesse permet à Brest de se positionner au 17e rang mondial en termes de volume de publications scientifiques marines, devant Sydney ou Rome. La collaboration avec les entreprises doit cependant être renforcée.

Cette étude, qui sera mise à jour "tous les 2, 3 ans", devrait notamment aborder, dans sa prochaine édition, les biotechnologies, les énergies marines renouvelables ou la robotique.

Source

Le Télégramme, Ouest-France, éd. Brest, 05-08-10/12/18