Echec scolaire. 18,4 % des 15-24 ans bretons ne sont ni diplômés, ni en emploi, ni en formation selon le Céreq

Selon l'Atlas des risques sociaux de l'échec scolaire du Céreq, Rennes est l'une des académies où le risque de sortie de la scolarité sans diplôme est le plus faible. En effet, aucun canton breton, chose rare, ne cumule tous les risques sociaux du décrochage scolaire (fragilités économique, familiale et culturelle). Ces bons résultats s'expliquent notamment par le tissu économique breton, le niveau de diplôme des parents et le moindre nombre de familles monoparentales.

La Bretagne a le taux de risque de décrochage scolaire le plus bas de France avec les académies de Paris (19,3 %) et de Nantes (20,2 %). Le taux national est de 25,4 %.

Toutefois, des disparités territoriales s'observent dans les cantons bretons. La fragilité économique concerne plus particulièrement les cantons de Saint-Brieuc, Brest, Saint-Malo, Lanester, Guingamp, Pleyben et Carhaix. Toutefois, Gérard Boudesseul, l'un des 4 auteurs de la publication du Céreq, rappelle que ce risque ne préjuge pas systématiquement d'une plus forte probabilité de décrochage scolaire. Dans le canton de Huelgoat, par exemple, non perçu en fragilité économique, la part des 25-24 ans non diplômés et non scolarisés est de 21,3 %. Ces écarts territoriaux s'expliquent par des "dynamiques locales" où "l'engagement des acteurs compte beaucoup" précise-t-il.

Un seul bémol à ce tableau régional plutôt positif : "entre 2006 et 2013, la réduction du nombre de jeunes qui sont sortis sans qualification du système scolaire a été très faible par rapport à la moyenne nationale".

Source

Le Télégramme, 28/11/16