Décrochage. L'Etat reconnaît les écoles de production

Créées en 1882 à Lyon par l'abbé Louis Boisard, ingénieur de Centrale Lyon, les écoles de production permettent aux jeunes en décrochage, gens du voyage ou immigrés de s'insérer professionnellement. Depuis, elles ont essaimé dans plusieurs régions (Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Ile-de-France, Hauts-de-France, Normandie et Pays-de-la-Loire) et sont désormais 25. Leur développement devrait se poursuivre :

le Gouvernement a fait adopter, dans le cadre du projet de loi "avenir professionnel", un amendement reconnaissant la pédagogie adaptée de ces établissements (2/3 du temps en atelier pour produire et vendre de vrais produits à de vrais clients, le reste en enseignement général, CAP, bac pro ou titre du RNCP). Il les rend également éligibles au solde de la taxe d'apprentissage. Une convention avec le ministère du Travail est en préparation.

800 jeunes, motivés, se sont déjà formés dans les filières mécanique, bois, textile, numérique, restructuration... auprès des écoles de production. Une quarantaine de projets d'écoles sont dans les cartons. Verront-elles le jour ? Le projet de loi "avenir professionnel" risque de supprimer la taxe d'apprentissage qui correspond en moyenne à un tiers du budget des écoles de production, le reste provenant des conseils régionaux ou de la vente des produits.

Source

Les Echos, 10/07/18