CPF. Les Opca, submergés de demandes

Du fait de la monétisation, programmée au 1er janvier 2019, du Compte personnel de formation (CPF), les Opca sont submergés depuis cet été par les demandes de mobilisation des salariés. Situation que confirme Olivier Poncelet, délégué général de la Fédération de la formation professionnelle (FFP).

Agefos-PME, Opca interprofessionnel, a déjà engagé "130 % de la collecte", indique Joël Ruiz, son directeur général. De son côté, l'Afdas, Opca des métiers de la culture, des médias, de la communication ou du loisir, enregistre "100 % de demandes en plus", précise Thierry Teboul, son directeur général.

Selon Joël Ruiz, les Opca sont submergés du fait des campagnes marketing massives réalisées par les organismes de formation. Le ministère du Travail a d'ailleurs mis en demeure une demi-douzaine d'organismes de formation pour avoir diffusé des informations "mensongères". 

N'en demeure pas moins une réalité : la réforme Pénicaud va changer beaucoup de choses et génère des incertitudes auxquelles s'ajoutent des spéculations, dénoncées par les syndicats et sur lesquelles surfent les organismes de formation. Elles portent sur la perte du pouvoir d'achat lors du passage du CPF en heures au CPF en euros. En cause : le taux de conversion retenu, qui est de 14,28€/heure. Par la suite, le CPF sera crédité de 500 euros par an pour tous les salariés, sauf les moins qualifiés (800 euros) avec un plafond de 5 000 euros (8 000 pour les moins qualifiés).

Source

Les Echos, 06/11/18