BMO 2018. 120 600 projets de recrutements en Bretagne

Selon l'enquête annuelle sur les besoins de main-d’œuvre (BMO) de Pôle emploi et du Crédoc, les entreprises bretonnes prévoient de recruter cette année 120 600 personnes (+16 % par rapport à 2017). Autres signes de la reprise économique et de la confiance des entrepreneurs : 62,7 % des recrutements seraient des emplois non-saisonniers (52,8 % en 2017). Par ailleurs, 73 % des entreprises proposeraient des CDD de plus de 6 mois ou des CDI (+20 % par rapport à 2016).

Les intentions d'embauche augmentent de 21,8 % en Ille-et-Vilaine, de 16,6 % dans le Finistère, de 13,8 % dans le Morbihan et de 7,9 % dans les Côtes d'Armor.

Si tous les secteurs sont concernés par cette embellie, la construction et l'industrie connaissent un bond spectaculaire de leurs besoins de main-d’œuvre, avec une hausse respective de 40 % et de 30 %.

Top 10 des métiers les plus recherchés : serveur de café restaurant, salarié agricole, ouvrier non qualifié des IAA, agent d'entretien de locaux, employé polyvalent de restauration, aide-soignant, professionnel de l'animation socio-culturelle, aide à domicile et aide ménagère et enfin, employé de libre-service.

50,4 % de ces intentions de recrutements sont présumées difficiles contre 41,3 % l'an passé. Cette situation s'explique, selon les employeurs, par "la pénurie de candidats" et des "profils inadéquats". Les difficultés varient cependant selon le tissu économique local. A Vitré, où le chômage est bas, près des 3/4 des projets de recrutements sont jugés difficiles contre 27 % à Carhaix qui a un taux de chômage deux fois plus élevé. 

Pour mieux faire se rencontrer l'offre et la demande d'emploi, Pôle emploi et le Conseil régional de Bretagne réfléchissent à la mise en place d'une aide à la mobilité. Pôle emploi va également ouvrir 5 000 places de formation supplémentaires pour les chômeurs et mettra plus l'accent sur les compétences et habilités que sur le diplôme. Enfin, Frédéric Sévignon, directeur de Pôle emploi Bretagne invite aussi les entreprises à changer d'approche : "certains attendus sont trop élevés. Il faut parfois baisser le niveau d'exigence pour trouver un candidat".

Source

Ouest-France, Le Télégramme, 11/04/18